Lutte contre la fraude : 495 CARTONS DE CIGARETTES PARTIS EN FUMEE

Toutes les cigarettes qui tombent entre les mains ne sont pas bonnes à consommer ! C’est le principal message qu’on retient de la cérémonie d’incinération de 495 cartons de cigarettes, pour une valeur marchande, estimée à environ 68,305 millions de Fcfa, que nos forces de sécurité (la Police et la Gendarmerie) et les Douanes maliennes ont saisis pour les remettre à la disposition de la Société nationale de tabac et allumette du Mali (SONATAM) pour incinération.

L’opération a eu lieu hier, lundi, dans la chaudière de BATEX CI, à la zone industrielle de Bamako.
Elle a regroupé autour du directeur général de la SONATAM, Issouf Traoré, le secrétaire général du ministère du Développement industriel, Mohamed Ag Ahmedou, le chef des opérations de la Gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Olivier Diassana, le commissaire du 3è arrondissement,  le contrôleur principal Ibrahim Kéïta, le représentant de la Direction générale des douanes, le commandant Lassana Dembélé ainsi que celui de l’Organisation patronale des industriels du Mali (OPI-Mali). Cette saisie record est le fruit d’une franche collaboration entre tous les services de répression. Sur place, on pouvait lire sur des affiches « Stop à la fraude, sinon : c’est 1 à 5 ans de prison et de 250 000 Fcfa à 10 millions de Fcfa d’amende ».
L’événement a été présidé par le représentant du ministre, Mohamed Ag Ahmedou, qui a rappelé les objectifs fixés par le gouvernement dans la lutte contre la fraude au Mali. Il s’agit selon lui, d’assurer les recettes pérennes à l’Etat, de protéger les consommateurs contre l’introduction des produits nuisibles à leur santé, de sécuriser les emplois existant, de favoriser la création de nouveaux emplois et d’assécher les réseaux criminels.
Le directeur général de la SONATAM, Issouf Traoré, soulignera que les efforts engagés ont produit les résultats attendus. Ils ont permis de dégraisser fortement le poids de la fraude dans le commerce des cigarettes au Mali qui est « passé de 60%, il y a des années de cela, à seulement moins de 10% en 2014 », a t-il indiqué. Pour atteindre ce résultat, la SONATAM a engagé, toute seule, plus de 250 millions de Fcfa, appuyant fortement l’opération.
Fleuron de l’industrie malienne, la société est un acteur et un contributeur majeur au budget de l’Etat.

Ainsi, ayant pour activités la production, l’importation, la commercialisation et la distribution de cigarettes au Mali, la SONATAM est un des plus grands contributeurs aux recettes de l’Etat. En 13 années d’activités (2001-2014), elle a injecté dans notre économie, environ 260 milliards de Fcfa, dont 257 milliards de Fcfa d’impôts et taxes et 3 milliards de Fcfa de charges sociales. Mais, selon Issouf Traoré, cette contribution pouvait être meilleure, si l’entreprise ne faisait pas face à une grave concurrence déloyale, imposée par les fraudeurs de tout acabit. Selon lui, la contrebande de cigarettes a plusieurs conséquences sur notre pays et particulièrement, la destruction des emplois. Par ailleurs, elle impacte négativement sur la santé du fait de la qualité douteuse des produits qu’elle met sur le marché. Elle amenuise  également, très fortement, les recettes fiscales. Et plus grave, la contrebande est une source immense de financement des réseaux criminels et terroristes.

A.O. DIALLO


Source : L’Essor

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